"J’ai volé le feu aux dieux pour allumer l’Apocalypse de l’Occident" : le (presque) vrai testament de Michel Foucault

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Robert Redeker, professeur agrégé de philosophie et auteur de plusieurs essais, imagine une discussion contemporaine avec Foucault, qui serait toujours en vie.

Un songe me surprit une nuit récente, par grand vent d’autan. Tenons-en le récit pour un exemplaire du genre uchronique – ce jeu de l’esprit, formalisé par un philosophe qui vécut au XIXème siècle, Charles Renouvier, consistant à décrire ce qui se serait passé en modifiant par hypothèse un événement historique. Par exemple, si Louis XVI n’avait pas été arrêté à Varennes. Ou, si le général De Gaulle avait été tué dans l’attentat du Petit-Clamart. Notre histoire eût été fort différente, n’est-ce pas ? Ou, plus amusant : si la couronne avait glissé à terre des mains de Napoléon, le jour de son sacre. Voici ce rêve.Foucault et SartreMichel Foucault, le célébrissime philosophe, n’est pas mort en 1984, contrairement à ce qu’affirme sa biographie officielle. Théâtre, comédie, parodie : il a soigneusement mis en scène sa fausse mort cette année-là, sur les tréteaux médiatiques, afin de mieux cacher la réalité : converti au catholicisme par son ami, père jésuite de son état, Michel de Certeau, il avait décidé de se retirer du monde en un monastère de Castille, du côté d’Avila et ses terres lunaires, où gambadèrent un jour de fugue d’enfance la future sainte Thérèse et son frère, d’y vivre le reste de son âge dans l’anonymat, la pauvreté, l’humilité, et la chasteté. Un pays de loups et de vent. Sa mort mise en scène...

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