«J’ai une vertèbre déplacée» et cinq autres idées reçues sur le mal de dos

Thibert, Cécile
Dire qu’on a une vertèbre déplacée est une image qui ne correspond pas à la réalité. Sauf accident très grave, il n’est pas possible de se déplacer une vertèbre. / 99869252/Antonioguillem - stock.adobe.com

Deuxième motif de consultation en médecine générale, le mal de dos est très répandu. Il fait l’objet d’idées reçues profondément ancrées qu’il faut déconstruire pour ne pas passer à côté des bonnes solutions.

Au cours de leur vie, 8 personnes sur 10 en souffriront au moins une fois. Les causes de ce mal et les solutions pour y remédier sont mal connues du grand public, ce qui explique que de nombreuses idées reçues persistent. «On m’a remis une vertèbre en place, j’y retourne le mois prochain» ; «J’ai arrêté de faire du jogging, c’est mauvais pour mon dos» ; «Je préfère rester allongé pour ménager mon dos». Bien des personnes souffrant du dos se reconnaîtront sans doute. Et pourtant, toutes ces idées peuvent aggraver leur état. En voici six à déconstruire afin de corriger certains comportements néfastes et ainsi, mieux prendre en charge sa douleur.

Idée reçue n°1: «Le mal de dos est toujours dû à une blessure ou une lésion»

Une douleur au dos n’est pas systématiquement due à une lésion (hernie discale, dégénérescence discale, arthrose...). Au contraire, beaucoup de personnes ont ce type de lésions sans le savoir et sans pour autant ressentir de douleurs. Une étude publiée en 2015 dans l’American Journal of Neuroradiology a ainsi montré que parmi les personnes ne se plaignant pas de douleur du dos, un tiers a une hernie discale et la moitié a une dégénérescence des disques intervertébraux.

Dans la majorité des cas, les examens d’imagerie médicale telle que l’IRM et la radiographie ne permettent pas d’identifier la cause des souffrances. «Seuls 5 à 10% des personnes qui se plaignent de leur dos vont avoir un diagnostic basé sur ces examens», souligne Éric Bouthier, kinésithérapeute et auteur du blog «Comprendre son dos».

«La plupart des douleurs lombaires sont invisibles à l’imagerie médicale», abonde le Dr Florian Bailly, rhumatologue et médecin de la douleur à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP). «Cela peut être lié à une contracture musculaire ou encore à (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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