“J’ai tout plaqué pour partir vivre à l’étranger” 1/4

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Qui n’a jamais regardé les vitrines des agences immobilières en vacances et rêvé de tout plaquer pour s’installer définitivement dans son lieu de villégiature ?

Environ 4,5 millions de Britanniques envisagent actuellement de déménager à l’étranger, et la possibilité d’une meilleure qualité de vie – loin de l’inflation et des salaires médiocres – attire de plus en plus de monde. Selon une nouvelle étude de Totaljobs, plus de 3,4 millions de salariés britanniques ont pour projet à long terme de vivre à l’étranger, tandis que 3 % d’entre eux comptent s’installer ailleurs dans un an ou deux.

Avoir un coup de foudre pour un endroit lors d’un voyage est souvent la première étape d’un changement de vie, explique Michael Brein, auteur et conférencier sur la psychologie du voyage. “Quand on voyage, on est plus ouvert d’esprit, plus réceptif à la nouveauté. Il est plus facile de se faire de nouveaux amis et on est mieux disposé à s’adapter à une nouvelle culture”, explique-t-il. Autrement dit, il est plus simple “de se familiariser avec la nouveauté que si vous êtes chez vous, coincé dans votre routine”.

Les bouleversements provoqués par la pandémie et la hausse du télétravail ont également fait évoluer les mentalités. Un salarié sur dix au Royaume-Uni a déjà adopté le télétravail en dehors de chez lui, et le même nombre se dit prêt à devenir travailleur nomade, même si le salaire est plus faible, selon le rapport de Totaljobs. Rien qu’en avril, les recherches Google pour la phrase “déménager à l’étranger” ont explosé de 1 000 %.

Mais s’expatrier n’est pas toujours une partie de plaisir. Une fois passé l’enthousiasme des débuts − quand la nécessité de trouver un travail, des écoles, et de régler les démarches administratives prend le dessus −, certains expats commencent à avoir des doutes. Loin de leurs amis et du confort de leur maison, et sans grande maîtrise de la langue, ils nourrissent parfois de douloureux regrets.

Mais pour ceux qui réussissent leur expatriation, Michael Brein assure que la possibilité de créer des liens plus forts que ceux tissés au pays d’origine est bien réelle. “Les amitiés entre étrangers d’un autre pays et les gens d’une autre nationalité sont encore plus intéressantes.” Apprendre à connaître des gens d’un milieu social et culturel différents dans un tout nouvel endroit crée des liens “plus intenses, [car] ça demande plus d’investissement. Et donc ces relations n’en ont que plus de prix.”

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