J’ai menti quand j'ai dit, par phobie sociale, que j'avais déjà quelque chose de prévu

Kelly McQuillan
Getty

J’organise une soirée entre amies, autour d’un verre de vin et un plateau de fromages. Souhaitez-vous vous joindre à nous?”

Lorsque j’ai reçu cette invitation de la part d’une cliente, j’ai été très touchée. Une part de moi voulait l’accepter, d’autant qu’elle venait d’une personne adorable et que la plupart de mes interactions sociales se résument actuellement aux échanges que je peux avoir avec mon enfant de trois ans. Mais l’idée de me retrouver dans un groupe de personnes que je ne connaissais pas et de devoir faire la conversation m’a paralysée.

J’ai donc répondu: “Merci beaucoup pour l’invitation, mais j’ai déjà quelque chose de prévu ce soir-là.” Sur le coup, je me suis dit que j’avais une bonne raison de refuser (puisque j’avais prévu de regarder une série Netflix) mais le fait de lui avoir raconté des bobards me met encore mal à l’aise et je suis persuadée que la culpabilité se lira sur mon visage la prochaine fois que je la verrai.

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La plupart des gens sont contents d’être invités quelque part. Moi, ça me rend malade, et ça n’a généralement aucun rapport avec les personnes concernées. Toute ma vie, j’ai vécu avec cette phobie sociale et je n’ai mis un nom sur ce trouble que récemment.

Durant toute mon adolescence et ma vie de jeune adulte, je me suis forcée à participer à des événements sociaux, même si ça me mettait terriblement mal à l’aise, parce que je pensais devoir surmonter ma “timidité”. Je me disais que les sueurs froides, les mains tremblantes, le cœur battant, la gorge serrée, les pensées embrouillées et les bouffées de chaleur gênantes se dissiperaient sûrement une fois la glace brisée. Ce qui est arrivé, parfois. Mais, la plupart du temps – et c’est toujours le cas –, non.

Je me sens...

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