«J’irai vers l’idée d’une exception budgétaire sanitaire»

Libération.fr

Tout juste nommé au collège de la Haute Autorité de santé, Christian Saout revient sur les défis d’organisation de l’offre de soins.

Christian Saout, ancien président de l’association de lutte contre le sida Aides puis du Collectif interassociatif des usagers de la santé (Ciss) vient d’être nommé au collège de la Haute Autorité de santé. C’est la première fois qu’un représentant des malades va y siéger.

Lorsque vous écoutez les différents candidats à l’élection présidentielle, avez-vous le sentiment que les défis actuels sont bien saisis ? L’hôpital vous paraît-il la priorité ?

Il faut regarder la santé comme un investissement. Quand on écoute les professionnels comme les patients, les uns et les autres sont souvent à bout. On n’arrivera pas à répondre au défi de la nouvelle organisation de l’offre de soins sans investir. Personne n’a besoin d’une crise. Les métiers changent, les méthodes aussi, les attentes des patients également. Face à ces défis, il n’y aura pas de transformation sans accompagnement financier. J’irai vers l’idée d’une exception budgétaire sanitaire, cela me paraît le plus important.

Juste des moyens ?

Non, il faut aussi sortir d’une vision à un an, bloquée autour des discussions annuelles du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFFS). Il faut aller vers une vision à cinq ans, avec une loi de programmation sanitaire qui procure de la visibilité, en cohérence avec la stratégie nationale de santé. Tous les acteurs ont besoin de voir un peu loin, de pouvoir se projeter, et non pas se dire que tout est à recommencer, tous les ans. Pour autant, il faut s’atteler aussi à la pertinence des soins.

C’est-à-dire…

Tous les soins ne sont pas pertinents. Il faut s’interroger pour de bon sur certaines prises en charge, sur certaines pratiques. L’OCDE évoque ainsi que près de 20 % des soins sont inutiles. Cela fait beaucoup d’argent, plusieurs dizaines de milliards d’euros, que l’on pourrait beaucoup mieux utiliser.

Et la question des parcours (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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