« J’aurais sans doute mieux réussi si j’avais été un homme »

L’Académie des technologies, c’est ce que l’on appelle une société savante. Un groupement de scientifiques et d’ingénieurs, d’experts issus de différents horizons. Son objectif : éclairer la société pour encourager un progrès raisonné, choisi et partagé. Alors qu’une Académie des sciences existe en France depuis le milieu du XVIIe siècle, l’Académie des technologies, elle, a vu le jour il y a à peine une vingtaine d’années. Depuis, elle élit régulièrement de nouveaux académiciens.

Cette année, presque autant de personnalités au féminin que d’experts hommes. Presque. Dix sur vingt-trois. Et parmi elles, une en particulier : Caroline Laurent. En particulier pour le sujet qui nous concerne aujourd’hui parce que cette question de la parité, c’est une question qui l’interpelle. Une question à laquelle elle souhaite aujourd’hui réfléchir un peu plus. Dans l’espoir de trouver enfin des réponses. « Au sein de l’Académie, si on me le demande, je donnerai mon avis sur les nanosatellites avec plaisir, nous assure-t-elle. Mais j’ai plus envie d’apporter ma pierre pour améliorer l’attractivité pour les femmes des carrières technologiques et scientifiques. »

« D’autant que j’ai l’impression que c’est une problématique propre à la France, remarque-t-elle. Et que j’ai le sentiment que les choses n’évoluent plus. Au Cnes, par exemple, nous faisons tout pour séduire les jeunes femmes. Pourtant, leur pourcentage n’augmente pas. Il a même tendance à baisser. » Les chiffres semblent vouloir le confirmer. La part des filles dans les grandes écoles d’ingénieurs n’a pas progressé depuis dix ans. Pire, dès le lycée, les filles sont sous-représentées dans les enseignements scientifiques. En 2021, elles ne représentaient que 13 % des élèves ayant choisi la spécialité « sciences de l’ingénieur ».

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