Comment j'en suis venue à consommer de la mode sans réfléchir - BLOG

Annabelle Gnimassou-Lacarra
Lorsque la bonne affaire est quasi quotidienne, quel souvenir gardons-nous de cette transaction? La mode traversait à l’époque ses quatre saisons comme aujourd’hui la tendance les quatre semaines du mois qui nous précède. (Image d'illustration)

BLOG - Je vais être tout à fait honnête, j’ai du mal à tenir un budget. La faute à mon envie de paraître. Revenue de Paris il y a peu, je vis dans une petite ville du littoral, et, ayant aujourd’hui une vie sociale plus restreinte, persiste une envie d’être “lookée”… Aux yeux de qui, je me le demande, mais à la vue de quoi je pense bien avoir la réponse. Aujourd’hui j’assouvis mes frénésies dépensières en ligne, hier c’était dans les centres commerciaux, et, je ne pense même plus à jadis, en centre-ville.

Mes états d’âme: entre crédulité et discernement

Non pas que les temps anciens m’inspirent un doux concerto de Vivaldi, mais tout de même, elles me manquent, les saisons de mode, ce temps de la dépense réfléchie et éco-responsable (entendez-le comme vous le voulez). Aujourd’hui happés par les stratégies agressives des marques, dont même les plus convoitées se plient aux codes de la fast fashion, nous en perdons la raison. Ventes en ligne, lookbook, outlet, le style est à portée de clic…Des claques se perdent!

De l’inusitée démarque au -pas si confidentiel- outlet, venez découvrir l’histoire de ma perdition. Qui sait, est-ce aussi peut-être la vôtre?

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr  et consulter tous lestémoignages que nous avons publiés.

Jadis: lorsque de la frustration naissait la satisfaction de l’acquisition

Adolescente, les achats se faisaient en centre-ville. Les conseillères de vente de mes boutiques préférées connaissaient mon prénom, ma morphologie, et s’amusaient de la porosité de mon esprit à ce que l’on appelait alors “la mode”. Je me souviens de leur élégance, et de leur simple tee-shirt sous blaser qui donnait un véritable twist à leur tenue. Le plaisir se trouvait dans le cérémonial consistant à s’imprégner d’une collection, d’y repérer la pièce ayant attisé une envie...

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