"J’ai des amis qui, à 50 ans, retournent dormir chez papa et maman", la détresse des guides-conférenciers bordelais

franceinfo
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Ils n'ont plus travaillé depuis août, septembre ou octobre, des guides-conférenciers de Bordeaux tirent la sonnette d'alarme. "Je n’ai pas de perspectives, je ne sais pas quand je vais pouvoir retravailler", s'inquiète Isciane Labatut. Entre l'absence de touristes, la fermeture des frontières et l'impossibilité de faire des visites en raison de l'interdiction de se regrouper sur la voie publique, la crise sanitaire pénalise fortement et durablement la profession qui demande au gouvernement un calendrier et une garantie sur les aides.

Seulement 55 % des guides perçoivent le fond de solidarité d’après une enquête nationale et son montant varie d'un guide à l'autre. "Il y a plusieurs statuts chez les guides, explique Frédéric Béchir, membre de l’association des guides de Nouvelle Aquitaine. Beaucoup de gens ne touchent que 100 euros". D'après lui, de nombreux guides-conférenciers ont changé de métier et s'occupent en faisant de la garde d’enfants, des vendanges, ou sont employés dans des supermarchés.

Détresse psychologique

Contraints de quitter un métier qui les (...)

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