"J’aimerais qu’on implique davantage les citoyens vis-à-vis de la science pour répondre concrètement à leurs questions"

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A l’occasion de la conférence INGSA à Montréal qui s’ouvre aujourd’hui pour 4 jours et réunit de nombreux conseillers scientifiques de gouvernement, le "scientifique en chef" du Québec Rémi Quirion veut inciter à la création d’un réseau francophone de ces conseillers et trouver les moyens d’impliquer davantage les citoyens vis-à-vis de la science en répondant à leurs demandes toujours surprenantes, selon lui, quand on les fait participer.

Avec le Covid et son cortège de fake news qui ont déstabilisé plus d’un citoyen, LIEN mais ont donné à la science une visibilité inhabituelle, c’est le titre "Réinventer le dialogue entre sciences, politiques et grand public" que le réseau INGSA, peu connu du grand public (lire encadré), . S’y retrouveront nombre de conseillers gouvernementaux en matière de science et près de 3000 inscrits de 129 pays, qui profiteront de la visioconférence. A cette occasion, Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec, en poste depuis 2011, "qui a connu quatre premiers ministres différents, indépendamment du parti au pouvoir", va prendre la présidence de l’INGSA. Désireux de "créer un réseau francophone de conseillers de la science" et d’impliquer encore plus "vis-à-vis de la science les citoyens à qui on a beaucoup demandé pendant la pandémie", il a accepté de répondre aux questions de Sciences et Avenir – La Recherche.

Sciences et Avenir – La Recherche : Qu’est-ce que le Covid a modifié pour vous, le "scientifique en chef" du Québec, fonction qui n’existe pas en France ?

Rémi Quirion : On a travaillé encore plus dans l’urgence que d’habitude ! On a dû donner des avis à notre gouvernement en ayant très peu de données scientifiques probantes, surtout en début de pandémie. Cela s’est bâti au fil du temps et on a commis des erreurs, comme partout, pas seulement au Québec. C’était très demandant (exigeant ndlr), pour nous les conseillers, mais encore plus pour les élus, premier ministre, ministres… qui devaient prendre des décisions sur la base des avis qu’on leur fournissait. Le bon côté, assez incroyable, c’est que la visibilité donnée à la science, à des personnes comme moi, n’a jamais été aussi grande ! Oui, il y a le revers de la médaille avec les fausses nouvelles, la désinformation mais globalement, ça a fait connaître au citoyen ordinaire le rôle majeur de la science.

"Les aviseurs" ne sont pas "les décideurs"

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