"Jésus" : une amitié enfantine au Japon dans un film sensible, drôle et zen

Jacky Bornet

Alors que le Japon s’est christianisé tardivement du bout des lèvres, Jésus, premier film du japonais Hiroshi Okuyama, raconte la rencontre d’un enfant de 10 ans avec le Christ. C'est aussi l'histoire d'une famille et d'une amitié. Sur les écrans le mercredi 25 décembre, un film dans la lignée d’un Kore-eda (Une affaire de famille) : la promesse d’un grand réalisateur.

Dynamique contemplative

Yura, 10 ans, déménage de Tokyo pour la campagne avec ses parents chez sa grand-mère. Il entre dans une école catholique et y entend pour la première fois parler du Christ. Il lui apparaît comme un ami secret qui l’aide à s’adapter à son nouvel environnement. Yura devient le meilleur copain de Kazuma, coqueluche du collège, jusqu’à un ce qu'un drame relègue Jésus aux abonnés absents.


Magnifique sujet écrit et réalisé avec tout le tact nippon, et surtout sans prosélythisme aucun, malgré les apparences sur le papier. Une sensibilité qui rappelle le maître de l’animation japonaise Miyazaki, dans l’approche de l’enfance au cinéma. Court (1h16), le film, avec un jeune acteur remarquable, n’en est pas moins contemplatif. Hiroshi Okuyama va droit au but et relance constamment son récit, mais prend son temps.

Initiatique

Le film traite de nombreux sujets : la séparation, l’insertion, la famille, la religion… Jésus n’en (...)

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