Jérôme de France, un chef d’entreprise culotté à la «folie pragmatique»

© Lise Verbeke/RFI

Une fibre commerciale innée et une bonne dose d’audace l’ont amené à devenir le leader français dans les cartouches d’encre pour les imprimantes. Sans jamais quitter la Picardie, sa terre natale. Jérôme de France est un chef de d’entreprise acharné, passionné et de son propre aveu, « un peu fou ».

Un rayon de soleil baigne son bureau d’une douce lumière automnale. Jérôme de France jette un œil par la fenêtre. Dans cette matinée déjà bien avancée, lui, qui en ce moment travaille « 15 heures par jour », semble enfin prendre le temps de découvrir la couleur du ciel, et profiter de l’instant. C’est ici, depuis Vron, petit village picard, à une vingtaine de kilomètres de la Baie de Somme, que le quinquagénaire règne sur le marché des cartouches d’encre pour imprimante. « Je suis un vrai autochtone, j’ai grandi dans le village d’à côté, ma famille est ici depuis 600 ans. Mon but a toujours été de travailler chez moi », lance-t-il, le regard fier. Sa PME, France Toner, pèse 13 millions d’euros de chiffre d’affaires et est devenue leader français.

« J’ai toujours rêvé de faire du commerce ». Son père est agriculteur, sa mère au foyer, le dernier d’une fratrie de trois ne sait pas expliquer d’où lui vient cette fibre commerciale. Mais il se lance très vite dans le bain. À 20 ans, il devient chef de rayon dans un hypermarché. « À l’époque, on négociait nous-mêmes les prix d’achat, on fixait les prix de vente, on gérait le personnel, c’était un vrai boulot de patron ». Sur son contrat, il est inscrit 39 heures par semaine, il en fait 70.

Le lendemain de son licenciement, il crée son entreprise


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