Ivre, le visage en sang, elle crache dans la bouche d’un policier

Une femme a été jugée pour des violences sur un policier - Getty Images/EyeEm (Getty Images/EyeEm)

Le tribunal correctionnel de Nice, dans les Alpes Maritimes, a ordonné le placement d’une femme de 37 ans en hôpital psychiatrique. Elle était notamment accusée d’avoir craché dans la bouche d’un policier.

Affaire effarante au tribunal correctionnel de Nice ce jeudi 3 novembre 2022. La cour a dû examiner le cas de Fanny, une femme de 37 ans, accusée d’avoir provoqué plusieurs altercations puis d'avoir commis des violences à l’encontre d’un policier, rapporte le journal Nice-Matin. Malgré des experts divisés sur son profil psychologique, le tribunal a acté son hospitalisation sous contrainte après l’avoir jugée irresponsable pénalement.

L’affaire se déroule le 1er octobre 2022, boulevard Gambetta, à Nice. Ce jour-là, Fanny demande une avance de frais au gérant d’une épicerie mais le commerçant refuse. L’ambiance se tend et les choses ne tardent pas à dégénérer. Au point que l’épicier repousse Fanny, passablement ivre, en dehors de son commerce. Elle percute une rôtissoire et se retrouve avec le visage en sang. C’est là qu’elle décide de prendre le bus où elle provoque également une certaine pagaille. Cependant, aucune enquête n’a été menée sur cette partie de l'affaire car c’est la suite des faits qui était jugée ce jeudi.

Un crachat dans la bouche d’un policier

Des policiers finissent en effet par retrouver Fanny et s’approchent d’elle pour l’interpeller. Seul problème, la femme ne comprend pas ce qu’il se passe et elle résiste. Pire, elle crache dans la bouche de l’un des fonctionnaires. Un acte qui, en plus de contraindre l’homme à suivre une trithérapie, révèle en creux l'état psychologique de la délinquante. Depuis son plus jeune âge, celle-ci enchaîne les problèmes de santé. Comme le rapportent nos confrères de Nice-Matin, les mots “cancer”, “leucémie”, “chambre stérile” et “épilepsie” sont ainsi prononcés durant l’audience.

À la demande du parquet, le tribunal finit par trancher pour un placement en hôpital psychiatrique, qui sera le premier de Fanny. Par la voix de son avocat, celle-ci fait savoir à la cour qu’elle aurait préféré un bracelet électronique plutôt que ce placement. Il lui est toutefois refusé par le président qui en profite pour lui préciser que “c’est une hospitalisation pour (la) faire soigner”.

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