Les Ivoiriens entre peur et résignation à la veille de la présidentielle

Falila Gbadamassi
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Plus de 7 millions d'électeurs sont appelés aux urnes le 31 octobre 2020, pour un scrutin présidentiel qui a déjà donné lieu à une crise préélectorale et qui fait planer le spectre de celle de 2010. Peur et résignation semblent dominer dans un pays où beaucoup n'attendent pas grand chose de leurs dirigeants, sinon peut-être la paix.

"Il y a de quoi craindre le retour des violences de 2010"

Seydou*, 26 ans, travaille tout en suivant un master à l'université virtuelle de Côte d'Ivoire. "Nous, les étudiants, sincèrement avons peur. Nous avons récemment appris l'enlèvement de deux des nôtres à l'université de Cocody, à Abidjan (la capitale économique, NDLR). Quelques jours avant, il y a eu des affrontements entre des membres de la Fesci (Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire, NDLR) et des individus difficiles à identifier. Il y a de quoi craindre le retour des violences de 2010 même si je pense qu'il y a des différences. D'abord, parce que la population est apeurée et par conséquent, tout le monde aspire à la paix et à la cohésion sociale. Il y a une prise de conscience. Ensuite, beaucoup d'entre nous préférons vaquer à nos occupations quotidiennes. Il n'y a qu'à voir les embouteillages sur les grandes voies tous les jours. Tout le monde redoute une seconde crise semblable à (...)

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