IVG : le RN change d'avis et souhaite finalement constitutionnaliser la loi Veil

C'est ce qu'on appelle un virage à 360 degrés. Il y a jours, dans les colonnes du Journal du dimanche, Marine Le Pen affirmait que l'IVG ne devait pas être inscrit dans la Constitution . « Je ne comprends pas bien du coup à quel danger doit répondre cette demande de constitutionnalisation », expliquait-elle. Mais ce lundi 21 novembre, RTL annonce que finalement le Rassemblement national souhaite constitutionnaliser la loi Veil. C'est en ce sens que les 89 députés RN - dirigés par Marine Le Pen - ont déposé un amendement à la proposition de loi sur l'IVG portée par la France Insoumise.

Une volonté de balayer les polémiques

Le RN juge cette proposition « équilibrée » entre protection du droit à l'avortement, et « encadrement des délais légaux » de l'IVG, ce que ne garantirait pas le texte porté par LFI, jugée « trop large », selon le secrétaire général du groupe RN à l’Assemblée, Renaud Labaye. « Rien n’empêche de demander un avortement à 9 mois dans le texte de LFI », explique-t-il dans le Huffigton Post.

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Le RN a changé finalement d'avis pour échapper « au piège politique qui nous pendait au nez », détaille un poids-lourds du parti à RTL. Depuis plusieurs années, l'opposition, en particulier la gauche, s'évertue à déterrer le passé des députés RN, qui se sont largement exprimés contre l'avortement. Marine Le Pen avait elle-même parlé « d'avortement de confort » lor...


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