IVG, infirmières britanniques, Venezuela et Canada : les informations de la nuit

GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

France : l’Assemblée favorable au droit constitutionnel à l’IVG. La France n’est plus qu’à deux pas de “devenir le premier pays au monde à consacrer l’avortement comme un droit constitutionnel”, observe The Guardian. Jeudi, l’Assemblée nationale a adopté par 337 voix contre 32 la proposition des députés La France Insoumise (LFI) d’inscrire dans la Constitution une phrase lapidaire mais historique : “La loi garantit l’effectivité et l’égal accès au droit à l’interruption volontaire de grossesse”. Mais les deux pas restant à franchir sont des pas de géants : le Sénat – qui a déjà rejeté une proposition similaire en octobre – devra lui aussi approuver le texte, avant qu’il ne soit soumis à référendum à l’ensemble des Français.

Grève historique des infirmières britanniques. Les infirmières d’Angleterre, du Pays de Galles et d’Irlande du Nord ont annoncé jeudi qu’elles se mettraient en grève les 15 et 20 décembre, un mouvement historique et inédit depuis la création il y a 106 ans de leur syndicat (RCN). “Le RNC a affirmé ne pas avoir le choix, après le refus des ministres de rouvrir les négociations, mais le gouvernement a affirmé que la hausse de salaire réclamée, de 19 %, était inabordable”, écrit le site de la BBC. Selon des estimations, le salaire réel des infirmières a chuté de 20 % depuis 2010, notamment en raison de l’inflation – aujourd’hui supérieure à 11 % au Royaume-Uni. Le salaire annuel d’une infirmière débutante est de 27 000 livres bruts (31 400 euros).

Venezuela : accord entre l’opposition et le gouvernement. Le régime vénézuélien et l’opposition signeront ce week-end un accord humanitaire au Mexique, lors de la reprise des discussions. “Le pacte a pour but principal d’atténuer les conséquences sociales de la crise humanitaire” et “évite pour le moment les questions politiques”, rapporte El País. Quelque 3 milliards de dollars de capitaux vénézuéliens, jusqu’ici immobilisés à l’étranger, seront débloqués, sous l’égide de l’ONU, pour financer des dépenses sociales. Les fonds serviront notamment à renforcer le système de santé publique, les infrastructures scolaires et le réseau électrique.

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