IVG dans la Constitution : Cette référence à Quatennens a fait bondir la gauche

La députée de la majorité Sarah Tanzilli a évoqué le cas de son collègue du Nord à la tribune, alors qu’elle défendait la proposition des Insoumis sur l’accès à l’IVG.

POLITIQUE - Les débats s’animent. L’Assemblée nationale examine ce jeudi 24 novembre, la possibilité d’inscrire l’IVG dans la Constitution dans le cadre d’une journée réservée au groupe de la France insoumise. Ce sont eux qui ont fixé l’ordre du jour de la discussion. Et il n’aura fallu que quelques minutes pour que les esprits s’échauffent.

Si les différents orateurs favorables à cette loi, du Garde des Sceaux aux députés de gauche, dénoncent, tous, l’obstruction de la droite et de l’extrême droite pour faire capoter le sujet, la première véritable banderille est venue de la majorité. De la députée Sarah Tanzilli pour être précis.

S’exprimant à la tribune pour dire que son groupe soutenait la proposition des Insoumis, l’élue du Rhône n’a pu s’empêcher de glisser une référence à Adrien Quatennens, le député du Nord dont le cas embarrasse les mélenchonistes. « Chez Renaissance, il n’y a pas un discours de défense de droit des femmes pour les Françaises et les Français, et un discours de protection et de soutien pour ceux qui avouent violenter les femmes quand il s’agit des leaders du parti », a-t-elle ainsi soufflé, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article.

Et d’ajouter : « Ce combat ne souffre aucune compromission. C’est pourtant ce que vous faites, chers collègues insoumis, en soutenant éhontément Adrien Quatennens. »

« C’est une honte »

Autant de piques, sans rapport franc avec les textes étudiés ce jour, qui ont provoqué la colère de nombreux députés de gauche, dont les bancs sont presque intégralement remplis ce jeudi matin. Plusieurs voix, dont celle de Sandrine Rousseau, se sont élevées pour couvrir celle de l’oratrice, pendant que les interpellations fusaient.

« Franchement c’est une honte », a notamment pesté la députée écolo de Paris depuis les bancs en faisant des grands gestes en direction de la tribune, pendant que plusieurs de ses collègues au sein de la Nupes s’époumonait aux cris de « ça suffit ». Sa collègue Sandra Regol en a remis une couche en s’adressant directement à Sarah Tanzilli lorsque celle-ci a quitté la tribune. Si la teneur précise était difficilement discernable, Le HuffPost peut affirmer qu’il ne s’agissait pas d’un échange d’amabilités.

Une scène qui intervient au lendemain de nouvelles révélations dans l’affaire Quatennens. Céline Quatennens, l’épouse du député du Nord a formulé contre lui des accusations de « violences physiques et psychologiques » exercées depuis « plusieurs années », accusations que le député LFI du Nord conteste « catégoriquement », mais qui empêchent son retour immédiat à l’Assemblée.

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