IVG dans la Constitution : on vous explique ce qu’il se passe à l’Assemblée nationale

© Jacques Witt/SIPA

Pourquoi mettre l’IVG dans la constitution ?

C’était en juin : aux États-Unis, la Cour suprême révoquait l’arrêt Roe vs Wade , qui garantissait le droit des Américaines à avorter quel que soit l'État dans lequel elles habitaient. Dans la foulée, en France, plusieurs responsables politiques avaient annoncé leur volonté d’avancer sur le sujet, en inscrivant le droit à l’avortement dans la Constitution afin d’éviter – ou tout du moins de compliquer – tout éventuelle remise en cause à l’avenir. Parmi elles, Aurore Bergé, la présidente du groupe Renaissance (ex-LREM) à l’Assemblée nationale, ou encore l’Insoumise Mathilde Panot et l’écologiste Mélanie Vogel. À gauche, ce n’est pas la première fois que des députés portent cette proposition, sans succès jusqu’à présent.

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Les deux propositions de loi constitutionnelles déposées – par la majorité donc, et par La France insoumise – évoquent toutes les deux la décision américaine dans leur exposé des motifs. Et espère, grâce à leur texte, pouvoir s’en prémunir. Outre les États-Unis, Aurore Bergé cite aussi la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et l’Italie. « Ce retour en arrière insupportable nous force à rappeler le caractère indispensable et inviolable du droit à l’avortement dans notre pays et dans le monde »,écrit la députée des Yvelines. Cette proposition « s’inscrit dans la lignée des avancées qui n’ont eu de cesse de se succéder dans notre pays et permet d...


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