IVG aux États-Unis: des Américaines trahies par leurs smartphones, Washington porte plainte

L'Agence américaine de protection des consommateurs a assigné lundi 29 août en justice une société de collecte de données pour avoir vendu aux groupes anti-IVG les informations de géolocalisation de « centaines de milliers » de téléphones portables. Ces données facilitent l'identification des femmes qui se sont rendues dans des cliniques pratiquant l'avortement, indique le régulateur dans son communiqué.

Depuis que la Cour suprême des États-Unis est revenue sur l’arrêt garantissant la protection du droit à l'avortement par la Constitution américaine, les militants des groupes anti-IVG achètent auprès de courtiers en données les informations de géolocalisation de milliers de smartphones pour traquer les avortements illégaux.

La quasi-totalité des applications sur mobiles transmettent ce type de données qui tracent les lieux fréquentés par les propriétaires de mobiles. Et par croisement des informations, elles révèlent leur nom et l’adresse de leur domicile.

Ces données divulguées « les exposent à des menaces, du harcèlement, de la discrimination, la perte de leur emploi et même à la violence physique », argumente le régulateur, qui réclame l’effacement immédiat de toutes les informations de géolocalisation que l’entreprise a collectées.


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