Italie : un scrutin aux enjeux européens

En ce début d’automne, le visiteur a du mal à se frayer un passage dans les ruelles du centre de Rome. Visiter le Panthéon ou se faire prendre en photo devant la fontaine de Trevi relève de la gageure. On le voit partout, les touristes sont de retour en Italie.

Les chiffres révisés de la croissance au deuxième trimestre, publiés le 1er septembre, l’avaient déjà montré : la consommation (hébergement, restauration, commerce, transport…) a progressé de 3,3 %, bénéficiant de la fin des restrictions sanitaires et de la reprise des dépenses des ménages. Grâce aux mesures de soutien gouvernementales, ces derniers ont pu supporter les hausses de prix.

Les entreprises, quant à elles, ont subi moins de contraintes sur leurs approvisionnements, ce qui a compensé les effets négatifs apparus du côté de la demande. Au total, loin de la récession redoutée, le PIB a augmenté de 1,1% en trois mois. En rythme annuel, il affiche une progression de 4,7%.

Indicateurs dégradés

Ce rebond plus important que prévu donne pourtant des signes d’affaiblissement. En dehors du tourisme, les indicateurs se sont dégradés au cours de l’été. C’est notamment le cas de l’activité industrielle, comme l’a montré l’indice PMI manufacturier du mois dernier (48 contre 48,5 en juillet).

Pour sa part, l’inflation a atteint un nouveau sommet, à 8,4%, qui pourrait encore être dépassé au cours du troisième trimestre, vu l’évolution des prix du gaz. Surtout, l’avenir à court terme est hypothéqué par le facteur politique, compte tenu des élections du 25 septembre. L’inquiétude est ainsi revenue dès le 21 juillet, avec la démission du gouvernement de Mario Draghi.

Et aujourd’hui la victoire annoncée de la coalition de Cliquez ici pour lire la suite