Italie: le Premier ministre Mario Draghi déplore "une nouvelle vague" un an après le début de la pandémie

F.R.
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Le nouveau Premier ministre italien Mario Draghi préside son premier conseil des ministres, le 13 février 2021 à Rome - Andrew Medichini © 2019 AFP
Le nouveau Premier ministre italien Mario Draghi préside son premier conseil des ministres, le 13 février 2021 à Rome - Andrew Medichini © 2019 AFP

Le Premier ministre Mario Draghi a déploré ce vendredi que l'Italie se retrouve face à une "nouvelle vague de contagions" plus d'un an après le début de la pandémie, appelant "à la plus grande prudence".

"Plus d'un an après le début de la crise sanitaire, nous nous retrouvons malheureusement face à une nouvelle vague de contagions", a-t-il affirmé lors d'un déplacement au centre de vaccination mis en place à l'aéroport romain de Fiumicino.

"Au cours de la dernière semaine, 150.175 nouvelles contagions ont été enregistrées contre 130.816 la semaine précédente, soit une augmentation de presque 15%", a souligné le Premier ministre.

Plus de 100.000 morts depuis le début de la pandémie

"Ces deux dernières semaines, l'augmentation du nombre d'hospitalisations de patients positifs s'est élevée à presque 5.000, et le nombre de patients en réanimation a augmenté de plus de 650", a-t-il précisé.

L'Italie, qui a passé cette semaine la barre des 100.000 morts dus à la pandémie, enregistre une forte hausse des contaminations et des décès, due en grande partie au variant britannique. Jeudi, les autorités ont fait état de 26.000 nouveaux cas et 373 morts en 24 heures.

"Ces données nous contraignent à la plus grande prudence pour limiter le nombre de morts et empêcher la saturations des établissements de santé", a-t-il mis en garde. "Le souvenir de ce qui s'est passé au printemps dernier est encore présent et nous ferons tout pour empêcher que cela se répète".

Une grande partie du pays confinée dès lundi

Face à cette situation, "le gouvernement a adopté aujourd'hui des mesures de restriction".

Le gouvernement de Mario Draghi a adopté vendredi en Conseil des ministres de nouvelles mesures anti-Covid pour la période allant du lundi 15 mars au 6 avril, décidant notamment que les régions enregistrant un nombre supérieur à 250 nouveaux cas par semaine passeront automatiquement en zone rouge (niveau le plus élevé de risque correspondant aux restrictions les plus drastiques).

Le classement en zone rouge, selon le code de couleurs en vigueur depuis plusieurs mois, entraîne la fermeture des écoles, collèges, lycées et universités, ainsi que des bars et des restaurants sauf pour la vente à emporter. Les déplacements sont limités aux impératifs de travail, à l'achat de produits de première nécessité et aux urgences de santé.

En fonction de ces nouvelles règles, une grande partie du pays devrait être reconfinée à partir de lundi. En outre, pour le week-end de Pâques (les 3, 4 et 5 avril), toute la péninsule sera d'office classée en "rouge".

"J'ai conscience que ces mesures auront des conséquences sur l'éducation des enfants, sur l'économie et notre état psychologique à tous", a reconnu Mario Draghi.

Article original publié sur BFMTV.com