Italie : pourquoi l'ascension de Giorgia Meloni inquiète Bruxelles

© Reuters/Yara Nardi

« Pendant toute la campagne, on nous a dit qu'on faisait peur, mais les seuls qui ont peur ce sont eux », clamait jeudi Giorgia Meloni lors de son meeting sur la Piazza del Popolo à Rome. Leader du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia (littéralement « Frères d'Italie »), la responsable défendait la coalition des droites, dont elle a pris la tête, aux côtés du « Cavaliere », le conservateur Silvio Berlusconi, et de Matteo Salvini , porte-étendard du nationalisme italien. Donnée favorite des élections législatives transalpines, dont le tour unique de scrutin aura lieu dimanche, Giorgia Meloni pourrait obtenir une majorité absolue à la Chambre des députés et au Sénat. Son élection hisserait celle qui s'était encartée dans un parti néofascite dans sa jeunesse  à la tête du gouvernement. Une hypothétique accession au pouvoir vue d'un mauvais œil par Bruxelles.

Dans la capitale des instititutions européennes, diplomates et responsables ne dissimulent pas leurs craintes quant à l'avenir de l'Italie, qui pourrait devenir le second membre des 27 à placer l'extrême droite au pouvoir, après la Suède . Alors que l'unité du Vieux Continent est mise à l'épreuve par les crises multiples, de la guerre à l'Ukraine en passant par l'inflation, ces bouleversements « ne vont pas aider à la prise de décisions nécessairement difficiles », a estimé Fabian Zuleeg du European Policy Centre, auprès de l'Agence France-Presse.

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