Italie : pourquoi les élections de septembre sont loin d’être jouées d’avance

La chute du gouvernement dirigé par Mario Draghi  signale-t-elle le début d’une nouvelle période d’instabilité politique pour l’Italie  ? La conclusion de cette expérience gouvernementale qui aura duré un an et demi a été provoquée au premier chef par les turbulences internes du Mouvement 5 étoiles (M5S), membre majeur de la coalition sortante. Ces dernières semaines, le M5S, en pleine crise identitaire et en baisse dans les sondages, n’a pas hésité à instrumentaliser des thèmes de politique étrangère, de politique économique ou encore de politique locale pour tenter de gagner en visibilité en menaçant de ne plus voter la confiance au gouvernement.

The Conversation
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Le 20 juillet, après une période confuse – le 14 juillet, Draghi avait déjà remis sa démission au président Mattarella, qui l’avait refusée –, les partis de droite appartenant à la coalition (la Ligue, de Matteo Salvini, et Forza Italia, de Silvio Berlusconi) ont, également pour des raisons politiques, choisi de retirer à leur tour leur soutien au gouvernement. Ce 20 juillet, la Ligue, Forza Italia et le M5S se sont abstenus lors d’un vote au Parlement d’une motion de confiance au gouvernement.

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Dès le lendemain, le premier ministre remettait une nouvelle fois sa démission au président qui, cette fois, l’acceptait, et le chargeait de gérer les affaires courantes jusqu’aux prochaines élections.

Vers une recomposition du paysage politique

Ain...


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