En Italie, Matteo Renzi veut raccrocher le wagon En marche

Libération.fr

Les démocrates italiens qui ciblent le centre espèrent qu’une victoire de Macron les aidera à retrouver un élan au niveau national.

E

n marche de l’autre côté des Alpes, et en italien. Au début du mois, après une promenade sur le front de mer de Reggio de Calabre, en compagnie du maire de la ville, l’ex-chef du gouvernement Matteo Renzi a posté une photo sur son compte Instagram avec le mot-clé #incammino («en marche»). Une prise de position évidente en soutien à Emmanuel Macron, mais aussi une volonté de rechercher une dynamique en vue des primaires du Parti démocrate après son échec au référendum sur la Constitution du 4 décembre qui l’a conduit à démissionner.


«Post-idéologiques». «Il y a énormément d’analogies entre Matteo Renzi et Emmanuel Macron, s’enthousiasme le sénateur démocrate Stefano Ceccanti. Il suffit de voir leurs programmes respectifs. L’augmentation de 100 euros par mois du minimum vieillesse rappelle les 80 euros de Renzi distribués aux Italiens les plus pauvres. Et Macron a clairement indiqué que son projet de donner un chèque culturel de 500 euros aux jeunes à leurs 18 ans était une idée de Renzi.»

Le candidat social-libéral français «a repris quelques-unes de nos idées», indique Matteo Renzi à Libération.«Comme nous, il propose par exemple la suppression de la taxe d’habitation sur la résidence principale.» Et d’ajouter, non sans une pointe d’humour : «Nous, en échange, nous avons repris son slogan.»

L’ex-président du Conseil reconnaît une convergence idéologique avec l’ancien ministre de l’Economie, après avoir affiché par le passé son entente avec Manuel Valls. «Avec Macron, c’est aussi une question générationnelle et dans la manière, plus anticonventionnelle, de communiquer», pointe Stefano Ceccanti. «La proximité idéologique avec Macron est évidente», confirme Fabio Martini, journaliste politique au quotidien La Stampa. «Renzi a toujours voulu s’adresser aux électeurs de gauche, mais aussi à ceux du centre et du centre droit. Les deux hommes (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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