Italie : "Mario Draghi est le contraire d'un adepte de l'austérité"

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Chargé de former un gouvernement par le président de la République italienne, Mario Draghi a accepté, sous réserve, de tenter de trouver une majorité parlementaire. S'il obtient le soutien des partis politiques, l’ex-patron de la Banque centrale européenne va devoir rapidement se mettre au travail. Entretien avec le journaliste et écrivain italien Marco Cecchini auteur du livre "L’énigme Draghi".

Marianne : Mario Draghi au pouvoir. Comment ce banquier qui se prête maintenant à la politique va t-il faire pour remettre l'Italie sur les rails ? Marco Cecchini : Mario Draghi est probablement l’homme dont l’Italie a besoin aujourd’hui. Il a largement fait ses preuves à la tête de la Banque centrale européenne en gérant par exemple les situations de crise comme celle de l’euro en 2012. Le problème, en revanche, risque de se poser au niveau des partis politiques en pleine dérive. D’un côté, ils ne veulent pas du scénario des élections anticipées mais en même temps, ils n’ont pas envie d’être gouvernés par un technocrate ! Ils vont devoir composer et trouver un terrain d’entente. A l’étranger, la nomination de Mario Draghi est probablement une très bonne nouvelle pour Emmanuel Macron et Angela Merkel. Quelles seront les premières mesures pour relancer les moteurs de l’économie italienne ? Mario Draghi est un homme pragmatique. Il n’arrive pas en défonçant les portes. Il observe et agit étape par étape. Le plan de relance fait partie des grandes priorités du prochain...

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