Italie: l'ombre du financement russe trouble la campagne des législatives

La Maison Blanche estime que, depuis 2014, la Russie à déboursé au moins 300 millions de dollars de financements occultes dans 24 pays, pour influencer le processus démocratique. L'Italie en fait-elle partie ? Pas pour l’instant, a précisé le responsable de la sécurité de l’État du Premier ministre. Mais, avant les législatives du 25 septembre, ce sujet est le plus brûlant de la campagne. Les Italiens doivent désigner un nouveau Parlement, après la chute du gouvernement de Mario Draghi.

L’absence de l’Italie dans la liste noire des Américains, cette fois, n’a pas calmé le climat de suspicion qui règne à Rome. L’influence de Moscou dans la politique italienne avait été déterminante au temps de l’URSS. Elle avait permis au Parti communiste italien de devenir le plus important d’Europe. C’est aujourd’hui encore en Italie que Moscou trouve le plus d’amis en Europe occidentale, explique Anne Tréca, correspondante de RFI à Rome.

Ami personnel

Silvio Berlusconi est un ami personnel de Vladimir Poutine. Matteo Salvini, chef de la Ligue de Nord et ancien vice-président du Conseil des ministres, est aussi fan du maître du Kremlin. Il a passé avec le parti Russie unie un pacte d’amitié jamais renié. Pendant le premier confinement, Giuseppe Conte, du Mouvement cinq étoiles, alors Premier ministre, a permis à des dizaines de militaires russes de sillonner le pays et d’accéder à des sites officiels à leur gré.

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