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Italie: les journalistes de l'agence Agi mobilisés pour défendre la liberté de presse

Soutenus par la Fédération nationale de la presse italienne, l’opposition de gauche et divers intellectuels, les journalistes de l’Agi, deuxième agence de presse après l’Ansa, se mobilisent, entre grèves et manifestations, contre sa vente à l'entrepreneur Antonio Angelucci. Ce septuagénaire est aussi éditeur de trois quotidiens de droite et d’extrême droite (Libero, Il Giornale, Il Tempo) et parlementaire de la Ligue. Selon les négociations en cours, l’Agi, fondée en 1950, pourrait être vendue 40 millions d’euros sans appel d’offres, alors que l’agence reçoit des fonds publics.

Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

À l’ombre du Panthéon, parmi une centaine de manifestants, l’un des journalistes de la rédaction romaine de l’Agi, Davide Sarsini, nous explique la situation face à l’offre d’achat de l’entrepreneur dans le secteur de la santé privée, Antonio Angelucci : « Il y a un problème de transparence. Ce n’est pas une vente qui a une motivation économique. C’est une opération politique. L’Eni nous a toujours laissés libres de faire une information pluraliste et autonome. Nous voulons que ça reste pour le futur de l’agence. »

La secrétaire de la Fédération nationale de la presse italienne, Alessandra Constante, insiste sur le conflit d’intérêt que peut soulever la vente par le groupe Eni de l’Agi au député : « Angelucci est un élu de la Ligue, et l’Eni est contrôlé par le ministère de l’Économie, dirigé par (Giancarlo) Giorgetti, membre de la Ligue. L’Italie est en train de perdre le droit des citoyens à être correctement informés. »


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