En Italie, le gouvernement se prépare à un vote de confiance mouvementé

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© Andrew Medichini, AFP
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Giuseppe Conte, le chef du Mouvement 5-Étoiles, a déclaré, mercredi soir, que son parti ne pouvait soutenir la confiance au gouvernement de coalition de Mario Draghi lors du vote organisé ce jeudi au Parlement. D'autres formations et le président du Conseil italien lui même ont prévenu que si tel était le cas, ils se retireraient du gouvernement.

Perspective d'un chaos politique. Le Mouvement 5-Étoiles (M5S) ne prendra pas part, jeudi 14 juillet, au Parlement, au vote de confiance au gouvernement de Mario Draghi, a fait savoir mercredi son chef de file, Giuseppe Conte, une annonce qui semble augurer de la chute de la coalition au pouvoir à Rome.

D'autres partis membres de la coalition avaient prévenu qu'ils se retireraient du gouvernement si le M5S décidait de ne pas prendre part au vote au Sénat.

Mario Draghi lui-même a indiqué, plus tôt cette semaine, qu'il quitterait son poste en l'absence du parti de Giuseppe Conte, appelant les membres de la coalition à arrêter de lancer des "ultimatums" à son gouvernement.

Giuseppe Conte a, quant à lui, déclaré, mercredi soir, devant des journalistes, que son parti ne pouvait soutenir la confiance au gouvernement. "Nous ne prendrons pas part au vote demain", a-t-il dit à l'issue d'une journée de discussions intenses avec des cadres du M5S et des parlementaires.

Porte ouverte

Il a toutefois laissé la porte ouverte à des échanges supplémentaires avec Mario Draghi afin de tenter de surmonter leurs divergences, appelant de nouveau à lutter davantage contre les problèmes sociaux croissants en Italie. "Nous sommes absolument disposés à dialoguer, à effectuer notre contribution constructive au gouvernement, à Draghi, (mais) nous ne sommes pas disposés à faire un chèque en blanc", a indiqué Giuseppe Conte, qui avait présenté la semaine dernière une liste de demandes politiques pour rester au sein de la coalition à Rome.

Mario Draghi avait déclaré, mardi, qu'il appartiendrait au président de la République, Sergio Mattarella, de décider de la marche à suivre en cas de retrait du M5S de la coalition. Mario Draghi avait ajouté qu'il ne rempilerait pas à la tête du Conseil italien sans le M5S, laissant entrevoir la possibilité d'élections législatives anticipées à l'automne - une perspective inhabituelle dans le pays, alors que la période sert traditionnellement à préparer le complexe projet de budget.

Matteo Salvini, chef de file de la Ligue, principale composante de la coalition, a fait savoir plus tôt dans la journée que son parti arrêterait de soutenir Mario Draghi en cas de retrait du M5S, se prononçant dans ce cas de figure en faveur de la tenue d'élections législatives anticipées.

Avec Reuters

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