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Italie: les funérailles de Victor Emmanuel de Savoie auront lieu à Turin

Victor Emmanuel de Savoie (c) et son fil Emmanuel Philibert au cours d'une cérémonie en hommage à Victor Emmanuel III et son épouse Elena, le 18 décembre 2017 à Vicoforte, dans le nord de l'Italie (Alessandro Di Marco)
Victor Emmanuel de Savoie (c) et son fil Emmanuel Philibert au cours d'une cérémonie en hommage à Victor Emmanuel III et son épouse Elena, le 18 décembre 2017 à Vicoforte, dans le nord de l'Italie (Alessandro Di Marco)

Les funérailles de Victor Emmanuel de Savoie, fils du dernier roi d'Italie, décédé samedi, auront lieu le samedi 10 février dans la basilique de Superga, près de Turin (nord de l'Italie), a indiqué la chaîne de télévision religieuse Tv2000.

"Les funérailles de Victor Emmanuel auront lieu samedi à 15H00 (14H00 GMT) quand il sera enterré sur la colline de Turin, dans la basilique que les Savoie ont dédié à la Madone des Grâces", écrit sur X la chaîne qui est la propriété de la Conférence épiscopale italienne (CEI).

La basilique de Superga a été construite au début du XVIIIe siècle sur ordre du duc Victor Amédée II de Savoie, pour remercier la Vierge Marie d'avoir battu à Turin, en 1706, l'armée française de Louis XIV lors de la guerre de succession d'Espagne.

La majeure partie des membres de la famille des Savoie est enterrée dans cette basilique.

Une chapelle ardente devrait être organisée dans les jours précédents à Reggia di Vednaria Reale, le palais royal de Venaria, proche également de Turin, l'une des résidences de la famille Savoie, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1997, selon les médias.

Victor Emmanuel de Savoie est décédé samedi à Genève après un long exil.

Né le 12 février 1937 à Naples, il était le chef de la maison des Savoie qui occupa le trône d'Italie de 1861 à 1946 et le fils du dernier roi, Umberto II, qui n'a eu ce titre que de mai à juin 1946.

Il a quitté l'Italie à l'âge de 9 ans, banni avec tous les descendants mâles de la maison royale par la Constitution de 1946 pour sanctionner la collaboration de son grand-père, Victor Emmanuel III, avec le régime fasciste et la signature des lois raciales.

Il n'a pu revenir dans la péninsule qu'en décembre 2002, après la levée de l'exil votée par le Parlement italien. Pour l'obtenir, il avait dû jurer fidélité à la République, un geste auquel il s'est longtemps refusé.

ljm/ybl