Italie : Draghi blanchit Salvini, et les medias s’enthousiasment

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Les journaux qui, hier, diabolisaient la Ligue de Matteo Salvini saluent aujourd'hui le gouvernement Draghi, où le parti d'extrême droite comptera trois ministres. Au nom de quelle logique ?

On savait que certains avaient une conception très variable des grands principes. Mais avec l’entrée en fonction du gouvernement Mario Draghi en Italie, on est passé de la variation à la conflagration, de l’adagio à l’accelerando. En effet, au nom de " l’union nationale ", le nouveau Premier ministre a tendu une main secourable à la Ligue, formation d’extrême droite décontractée de Matteo Salvini, qui a souvent débordé Marine Le Pen sur l'aile xénophobe. Ce dernier s’est empressé de la saisir, héritant de trois ministères. Or tout le monde médiatique trouve ça très bien, comme si le blanchiment de la Ligue était une chose absolument merveilleuse, un coup de génie, le signe extérieur d’une performance éthique de (très) haut niveau.L’essayiste Marc Lazar, spécialiste de l’Italie, a salué " Mario Draghi, l’homme providentiel ". Pour Libération, " Mario Draghi est en train de réussir un pari : réunir autour d’un même gouvernement les très antagonistes partis politiques italiens ". Le Monde n’est pas moins enthousiaste : " En concevant ce savant dosage de responsables politiques et de techniciens, Mario Draghi a cherché à concilier la cohésion, l’efficacité et la représentativité, alors même qu’il s’appuie sur une majorité faite de forces extrêmement disparates ". Le royaume de la...

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