"It’s a Sin" sur Canal+ : la chronique d’une épidémie... appelée Sida

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La nouvelle création de Russell T Davies suit une bande de jeunes colocs fêtards dans le Londres gay des années 80. Une sorte de "Friends" hanté par le VIH et la peur. Émouvant.

Quand Russell T Davies (“Queer as Folk”, “Years and Years”, “Doctor Who”…) a commencé à écrire sa série, il ne pouvait évidemment pas savoir qu’on la regarderait prisonniers chez nous à attendre les annonces de Jean Castex ou Boris Johnson.Dans sa grande prodigalité, le SARS-CoV-2 a décidé de servir sa promo et rend chaque aspérité de son récit plus tranchante et contemporaine. Car figurez-vous que, en 1981, quelque part dans le West End londonien, on mettait des gants quand on allait soigner un ami sidéen et qu’on se brossait vigoureusement sous la douche après, au cas où. On pouvait même, en se sentant misérable de faire ça, jeter la tasse de thé dans laquelle il venait de boire.Ces gestes, c’est Jill (Lydia West) qui les accomplit dans “It’s a Sin”, titre inspiré du tube des Pet Shop Boys. Jill est pourtant une chouette fille, aspirante comédienne et parmi les premiers à réaliser que la " grippe gay " qui ravage les États-Unis est en train de fondre sur la Grande-Bretagne. En ces années thatchériennes triomphantes, elle partage une grande maison avec un quartet de garçons homosexuels venus des quatre coins de feu l’Empire : Roscoe le Nigérian, Colin le Gallois, Ash l’Indien et Ritchie, natif de l’île de Wight. Jetés à corps perdus dans l’hédonisme de la capitale, ils ne se doutent pas de...

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