"It Must Be Heaven" : le Palestinien Elia Suleiman voit son pays partout dans une comédie burlesque

Jacky Bornet

Elia Suleiman a reçu une Mention spéciale au dernier Festival de Cannes pour It Must Be Heaven qui sort mercredi 4 décembre. Comédie sur un Palestinien dont le pays se rappelle constamment à lui, de Paris à New York : un conte burlesque dans la grande tradition.

Burlesque kafkaïen

Es (Elia Suleiman), homme taciturne, néanmoins apprécié de ses voisins, quitte sa Palestine natale, pensant trouver la vraie vie ailleurs. Arrivé à Paris, il découvre des rues désertes, une omniprésence policière, et se retrouve dans des situations absurdes qui lui rappellent son pays. Pensant qu’il en ira différemment à New York, il débarque aux États-Unis et fait le même constat. Au fond, y a-t-il un endroit où l'on est aussi bien que chez soi ?


Le cinéma d’Elia Suleiman (Intervention divine) est réjouissant par son humour dénonciateur des prédispositions humaines à se compliquer la vie. Cela passe pour beaucoup par la mise en scène de situations administratives, procédurières, formelles… qui empoisonnent le quotidien. Il rappelle ainsi un Kafka qui aurait troqué le drame et le tragique pour la comédie.

Humour visuel

Elia Suleiman se revendique en cela de Buster Keaton, Jacques Tati ou Pierre Etaix, dont il actualise les mises en scène minimalistes. Comme eux, il incarne à (...)

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