Issad Rebrab, première fortune industrielle d'Algérie, est en prison

Jacques Deveaux
C’est le patron le plus important du pays. L’homme, dont la puissance s’étend des deux côtés de la Méditerranée, est propriétaire, entre autres, du groupe d’électroménager Fagor-Brandt. Issad Rebrab est en prison, accusé de fuites de capitaux, d’importations illégales et de surfacturation. Dernier épisode de la guerre du pouvoir en Algérie.

"L’inculpation spectaculaire de Rebrab sème le doute et l’inquiétude", titre TSA. Selon le site internet, "c’est un opposant déclaré à Bouteflika qui est écroué, à la surprise générale".

Surprise car d’autres capitaines d’industrie, a priori proches du clan Bouteflika, sont également dans le viseur de la justice. Ainsi Ali Haddad, ex-président du FCE (le Medef algérien), est arrêté dans la nuit du 30 au 31 mars 2019, alors qu’il tente de quitter le pays. Le roi du BTP algérien est le premier à tomber, mais la justice algérienne s’intéressait fortement à lui de longue date, même si l’homme croyait pouvoir y échapper. En juillet 2018 déjà, on le disait très menacé. Il n’aura pas résisté longtemps à la fin du clan Bouteflika dont il était un ardent défenseur.


La famille Kouninef est aussi inquiétée. C’est un empire allant de l’agroalimentaire au génie civil pétrolier. Quatre des frères de ce clan ont été arrêtés en même temps que Rebrab. Sur les soupçons de détournements de fonds publics qui pèsent sur eux, le quotidien Liberté n’est pas tendre. Rappelons que le journal est la propriété d’Issad Rebrab, qui est également le principal concurrent de la famille Kouninef.

Une famille Kouninef dont Liberté évoque "des relations plus qu’étroites (...)

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