ISS : Thales Alenia Space rassure sur la solidité de ses modules qui pourront fonctionner au-delà de 2025

Rémy Decourt, Journaliste
·2 min de lecture

Il y a quelques jours la Russie a annoncé vouloir quitter la Station spatiale internationale en 2025 pour se concentrer sur une hypothétique future station russe (ROSS, Russian Orbital Service Station) et pour des raisons de sécurité. Sur ce dernier point, le vice-Premier ministre russe Iouri Borisov justifierait ce désengagement de la Station spatiale internationale par le « vieillissement de la structure et du métal qui peut entraîner des conséquences irréversibles et même conduire à la catastrophe ». Ce n’est pas la première fois que des officiels russes alertent sur la vétusté de leurs modules du complexe orbital. Si l’on ne nie pas qu’après plus de vingt ans en orbite, des pannes ou des ennuis techniques peuvent survenir ici et là, la structure des modules et les protections thermiques contre les micrométéorites et les débris sont suffisamment robustes pour ne pas mettre en danger la vie des astronautes et cosmonautes, aujourd’hui ou en 2025.

La Station spatiale internationale en juillet 2011. En encart, la partie nippone et occidentale du complexe orbital. © Nasa
La Station spatiale internationale en juillet 2011. En encart, la partie nippone et occidentale du complexe orbital. © Nasa

Ces propos sur la vétusté supposée des modules russes sont difficiles à vérifier. Cependant, il faut aussi savoir que la Station est fabriquée à partir de matériaux réputés pour leur longévité et résistants aux contraintes de l’espace – Kevlar, fibre de carbone, titane, acier ou aluminium et alliage d’aluminium. Enfin, si les standards occidentaux sont réputés plus contraignants que ceux russes, il faut se rappeler que la Russie est le pays qui a construit la Station MIR. Une station (1986 - 2001) qui a résisté à un feu, une collision avec un véhicule Progress (entraînant une dépressurisation) et nombre de problèmes techniques, dont certains s’ils s'étaient produits à l’intérieur de la Station spatiale internationale auraient vraisemblablement nécessité l’évacuation d’une partie de l’équipage.

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Mais au fait, qu'en est-il de la partie occidentale...

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