Israël: les tractations se poursuivent après les législatives

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Toujours pas de gouvernement en vue après les élections du 23 mars dernier. Aucun des grands blocs politiques ne semble en mesure de mettre sur pied une nouvelle coalition qui puisse tenir la route. D'un côté l'alliance pro-Netanyahu et de l'autre le bloc du changement. Et au centre deux petits partis qui n'ont pas encore annoncé de manière claire leur position.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Après une brève pause, la politique reprend le dessus en Israël. Naftali Bennett, le leader du parti de droite Yemina, a rencontré le Premier ministre sortant Netanyahu ainsi que le chef de l’opposition Yair Lapid. Mais il n’a pas dévoilé à ce stade pour quel camp il optait.

Même chose pour Mansour Abbas, le chef de file de Raam, un parti arabe affilié au mouvement islamique en Israël. « Ce que nous avons en commun est plus grand que ce qui nous divise », a-t-il affirmé dans un discours très attendu. Il ne s’est pas prononcé non plus : « je n’exclus personne », souligne-t-il. Avec quatre députés seulement, sa formation peut jouer un rôle cardinal dans toute coalition envisageable.

53% des Israéliens ne pensent pas qu’un gouvernement puisse voir le jour, selon un sondage publié ce week-end. 46% pensent qu’un cinquième scrutin devra avoir lieu l’été prochain en Israël.

Ce lundi matin, deux événements emblématiques vont se tenir presque simultanément à Jérusalem. Le président israélien va entamer ses consultations pour désigner un député capable de former un gouvernement. Et Benyamin Netanyahu va se présenter devant ses juges pour une nouvelle phase de son procès. Il est accusé de corruption, d’abus de confiance et de fraude.