Israël replonge dans la crise politique après la dissolution de la Knesset

·1 min de lecture

La Knesset, le Parlement israélien, a été dissoute mardi soir 22 décembre suite à l’absence d’un accord sur le budget. Les Israéliens sont donc appelés aux urnes une nouvelle fois. Des élections législatives devraient se tenir en mars prochain. Ce sera le quatrième scrutin en moins de deux ans.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

Le répit a été de courte durée pour les Israéliens. Le gouvernement d’union, né au printemps dernier, à la suite d’un accord conclu entre le Premier ministre Benyamin Netanyahu et son grand adversaire politique Benny Gantz, n’aura finalement pas passé la nouvelle année.

Rester au pouvoir coûte que coûte

« Israël mérite la médaille d’or de l’instabilité politique », commente le politologue israélien Yohanan Plesner. Lors d’une conférence en ligne, mardi à Jérusalem, ce fin connaisseur de la vie politique israélienne explique : « c’est Benjamin Netanyahu qui est à l’origine de cette nouvelle crise ». Et il enfonce le clou : « la situation ne pourra jamais s’arranger tant qu’il restera au pouvoir ».

Mais le problème est justement là : Benyamin Netanyahu, préfère convoquer de nouvelles élections et tenter de se maintenir au pouvoir, plutôt que de céder sa place à la tête de l’exécutif en 2021, comme convenu dans l’accord de gouvernance conclu avec ses rivaux il y a quelques mois.

Et si le Premier ministre s’accroche à son poste, c’est parce qu’il doit faire face à la justice dès janvier 2021. Accusé de corruption, Benyamin Netanyahu préfère être toujours au pouvoir lorsqu’il se présentera devant les juges.