Israël: ouverture d'une enquête après la bousculade meurtrière de Meron

S.B.M
·2 min de lecture
Hommage à Tel-Aviv aux victimes d'une bousculade meurtrière ayant endeuillé deux jours auparavant un pèlerinage juif dans le nord d'Israël, le 1er mai 2021 (photo d'illustration) - JACK GUEZ © 2019 AFP
Hommage à Tel-Aviv aux victimes d'une bousculade meurtrière ayant endeuillé deux jours auparavant un pèlerinage juif dans le nord d'Israël, le 1er mai 2021 (photo d'illustration) - JACK GUEZ © 2019 AFP

Le contrôleur de l'Etat israélien a annoncé ce lundi l'ouverture d'une enquête sur la bousculade ayant fait 45 morts la semaine dernière lors d'un pèlerinage auquel participaient des milliers de juifs orthodoxes, tandis que les dernières funérailles s'achevaient plus tôt dans la matinée.

Le drame, survenu très tôt ce vendredi, "aurait pu être évité et nous avons maintenant le devoir de déterminer comment", a affirmé Matanyahu Englman lors d'une conférence de presse, annonçant l'ouverture d'une "enquête spéciale".

Chargé de superviser le fonctionnement des institutions publiques, le bureau du contrôleur d'Etat avait à deux reprises, en 2008 et 2011, mis en garde sur les déficiences de l'équipement du site au mont Meron, au nord du pays, qui a accueilli ce jeudi plusieurs dizaines de milliers de juifs orthodoxes dans le cadre de la fête juive de Lag Baomer.

Un drame qui aurait pu être évité?

"Si cela avait été corrigé, la catastrophe aurait peut-être pu être évitée", a estimé Matanyahu Englman.

Le ministre de la Défense Benny Gantz, également ministre de la Justice par intérim, avait demandé ce dimanche au procureur général d'examiner la possibilité pour l'actuel gouvernement de transition de lancer une commission d'enquête d'Etat, la plus haute forme d'enquête, plus contraignante que celle du contrôleur d'Etat. Seule une telle commission "pourrait prendre en compte tous les éléments de la catastrophe", avait-il affirmé.

Benjamin Netanyahu, qui a estimé que le drame était l'une "des plus grandes catastrophes" de l'histoire de l'Etat hébreu, avait promis une enquête "exhaustive", sans préciser par quelle instance.

Le chef de la police pour le nord d'Israël, Shimon Lavi, a dit assumer la "responsabilité" de la tragédie, tout comme le ministre de la Sécurité publique Amir Ohana qui a toutefois dit ne pas accepter le "blâme".

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Une ministre pointée du doigt pour son manque de vigilance

La ministre des Transports Miri Regev est quant à elle sur la sellette pour avoir, selon la presse locale, affrété des autocars pour permettre à des ultra-orthodoxes de se rendre au pèlerinage.

Ce lundi, un étudiant de yeshiva (école talmudique) de 21 ans, originaire d'Argentine, a été enterré à Jérusalem en présence de plusieurs centaines de personnes et du ministre de l'Intérieur Arieh Deri, ont rapporté des médias israéliens.

Les funérailles des victimes avaient commencé dès ce vendredi, quelques heures après le drame. Elles s'étaient interrompues pendant le shabbat, jour de repos, et avaient repris samedi soir. Parmi les morts, dont l'identification s'est achevée ce dimanche, figurent une quinzaine d'enfants et d'adolescents et notamment six Américains, deux Canadiens et au moins deux Franco-Israéliens.

Article original publié sur BFMTV.com