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Israël Nisand : « Le vrai sujet à propos de l’IVG c’est la difficulté de moyens »

Le JDD. Ce mercredi 28 février, le Sénat a adopté, à 267 voix pour et 50 contre, le projet de loi visant à inscrire le droit à l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Y êtes-vous favorable ?

Israël Nisand. J’y suis très favorable à cause de la force symbolique de cette inscription. Que la France consacre ainsi dans sa loi fondamentale la liberté des femmes de disposer de leur corps est historique. Nous sommes parmi les premiers pays à le faire, et cela montre une détermination transpartisane à maintenir ce droit dans notre pays. J’ai passé ma vie à me battre pour que les femmes aient accès à l’IVG et je continuerai à le faire dans les faits pour qu’elles bénéficient de ce droit dans de bonnes conditions.

Selon un rapport parlementaire publié en 2020, seuls 2,9 % des généralistes et gynécologues et 3,5 % des sages-femmes pratiquent l’IVG. L’inscription dans la Constitution ne règle donc pas le problème…

Dans certains hôpitaux, le manque de moyens et de personnels oblige les équipes à choisir quelles sont leurs priorités. La numération du nombre de praticiens par département n’est pas correcte entre ceux qui sont très peuplés et ceux qui le sont moins. Cela n’aura échappé à personne que les hôpitaux en France vont mal et qu’à l’instar de ces établissements, l’IVG est rendue plus difficile d’accès par manque de services hospitaliers. Par chance, il y a beaucoup d’interruptions volontaires de grossesse qui sont faites en ambulatoire dans notre pays (prè...


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