Israël : les fanatiques religieux se déchaînent contre les restrictions sanitaires

Des émeutes conduites par des ultra-orthodoxes juifs à l'encontre des décisions du gouvernement d'interdire les séminaires talmudiques et les mariages, ne cessent de dégénérer depuis des semaines à Jérusalem et Tel Aviv. En pleine campagne législative, Benjamin Netanyahu se retrouve pris au piège d'une communauté sur laquelle il compte pour obtenir des voix.

Un policier sur le point d’être lynché tire en l'air pour se dégager de dizaines de jeunes ultra-orthodoxes juifs qui le bombardent de pierres. Des manifestants prennent d'assaut un autobus et passent à tabac le chauffeur et des passagers avant de mettre le feu au véhicule. D'autres tentent de faire dérailler un tramway ou agressent des journalistes : ces scènes d'émeutes sont devenues le lot quotidien en Israël dans les villes et quartiers religieux de Jérusalem, Bnei Barak, une localité de la banlieue de Tel Aviv ou Ashdod. Très jeunes, les manifestants s’époumonent en criant : " Bande de Nazis " à l’adresse des policiers qui viennent fermer les Yéchivot, les séminaires talmudiques, les écoles ou interrompre des rassemblements de centaines de personnes lors de mariages ou d'enterrements dans le cadre de la lutte anti-covid. La plupart des médias font leur une sur ces affrontements depuis plusieurs jours en dénonçant cette " anarchie qui dégénère ". " Tout cela me rappelle ce qui se passe dans les territoires " palestiniens, a même lancé lors d’un journal télévisé un commentateur. Le ton est d’autant plus...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

"Je ne supporte plus les écrans, je veux rencontrer les gens en vrai" : c'est quoi, avoir 20 ans, en 2020 ?

La racialisation de la question sociale, une impasse : rendez-vous le 20 septembre place de la République

"Liberté-Egalité-Fraternité-Laïcité, voilà le combat !" : rendez-vous le 20 septembre place de la République

20 septembre 1792, bataille de Valmy : naissance de la souveraineté du peuple, de la nation, ou des deux ?

Projet de loi contre les "séparatismes", 20 milliards pour l'écologie, plan jeunesse : le discours de politique générale de Jean Castex