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Israël: les familles d'otages appellent à un rassemblement devant le Parlement

Des Israéliens brandissent des pancartes et des drapeaux nationaux lors d'un rassemblement de proches d'otages détenus à Gaza devant le ministère de la Défense à Tel-Aviv, le 30 mars 2024 (JACK GUEZ)
Des Israéliens brandissent des pancartes et des drapeaux nationaux lors d'un rassemblement de proches d'otages détenus à Gaza devant le ministère de la Défense à Tel-Aviv, le 30 mars 2024 (JACK GUEZ)

Les familles d'otages israéliens retenus à Gaza ont appelé à un rassemblement de masse devant le Parlement à Jérusalem la semaine prochaine, alors que des milliers de personnes se sont rassemblées samedi pour les soutenir à Tel-Aviv.

Des manifestants ont bloqué l'une des principales routes de Tel-Aviv, alors que deux rassemblements parallèles, l'un appelant à la libération des otages détenus à Gaza et l'autre critiquant le gouvernement israélien, se sont rejoints.

La police a utilisé des canons à eau contre les manifestants qui avaient allumé des feux et bloquaient une partie des voies avec des véhicules.

A Jérusalem, des centaines de personnes se sont rassemblées devant le domicile du Premier ministre Benjamin Netanyahu et ont exigé sa démission. Les médias israéliens ont évoqué la tenue de manifestations contre le gouvernement dans plusieurs autres villes du pays, mais de moindre ampleur.

Plus tôt dans la journée, des milliers de personnes s'étaient rassemblées à Tel-Aviv, la plus grande ville d'Israël, pour écouter les familles des otages qui ont appelé à un rassemblement de masse devant le Parlement à Jérusalem la semaine prochaine.

Shira Elbag, dont la fille de 19 ans, Liri, a été enlevée par des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas lors de l'attaque du 7 octobre en Israël, a plaidé avec émotion pour que les Israéliens fassent monter la pression sur M. Netanyahu.

"Le temps est venu de sortir et de se battre contre l'indifférence et pour la vie. Je vous demande maintenant de descendre dans la rue avec nous et de faire entendre une voix unie et claire: Ramenez-les à la maison maintenant!", a lancé Mme Elbag.

Un rassemblement aura lieu la semaine prochaine devant la Knesset, le Parlement israélien situé à Jérusalem, a indiqué le Forum des familles d'otages.

A proximité de la manifestation hebdomadaire sur la place du musée des beaux-arts de Tel-Aviv, rebaptisée "place des otages", des manifestants antigouvernementaux se sont rassemblés devant le ministère de la Défense à Tel-Aviv.

Certains brandissaient des pancartes rejetant la responsabilité du sort des otages sur M. Netanyahu, avec des photos du Premier ministre sur lesquelles il était écrit: "TU es le patron -- C'est de TA faute".

La police a accusé les manifestants antigouvernementaux d'être des "émeutiers" et jugé la manifestation illégale. Les manifestants ont enfreint "l'ordre (public) en allumant des feux sur la route", a-t-elle ajouté.

Certains de ceux qui étaient descendus dans la rue pour soutenir les familles des otages ont ensuite rejoint le rassemblement antigouvernemental, a constaté un photographe de l'AFP.

Environ 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza lors de l'attaque sanglante du 7 octobre, et 130 d'entre elles sont toujours otages dont 34 sont mortes, selon Israël.

L'ex-otage Raz Ben Ami, libérée en novembre après un accord de trêve obtenu via la médiation du Qatar et des Etats-Unis, a demandé directement à M. Netanyahu d'accélérer les pourparlers en vue de la libération des autres otages encore retenus dans le territoire palestinien où Israël et le Hamas sont engagés dans une guerre dévastatrice depuis près de six mois.

"Donnez l'ordre aux négociateurs du Qatar: "Ne revenez pas sans un accord! Ne revenez pas sans un accord!", a-t-elle lancé.

myl-fg/bfi/tp/crb/def