Israël: critiques après une opération pour retrouver le soldat Ron Arad disparu il y a 35 ans

·1 min de lecture

Des agents du Mossad ont mené une opération, le mois dernier, pour faire la lumière sur le sort de Ron Arad, un soldat de Tsahal kidnappé par une organisation chiite libanaise au Liban en 1986 et porté disparu depuis 1988.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

« C’était une opération complexe et de grande envergure. C’est tout ce que l’on peut dire pour l’instant. » Deux phrases prononcées devant le Parlement israélien par le Premier ministre, Naftali Bennett, pour annoncer la reprise des efforts pour éclaircir le sort de Ron Arad, cet aviateur israélien abattu au-dessus du Liban en 1986, fait prisonnier par le mouvement chiite libanais Amal et dont toute trace devait être perdue deux ans plus tard.

Naftali Bennett a encore indiqué que ce sont des agents du Mossad, « des hommes et des femmes », a-t-il précisé, qui ont été impliqués dans cette opération.

Un général iranien enlevé

Les médias israéliens ont cité des sources étrangères indiquant notamment qu’un général iranien avait été enlevé et interrogé par le service secret israélien dans un site quelque part en Afrique avant d’être libéré.

Parallèlement, d’autres agents se seraient rendus dans un cimetière de Baalbek, au Liban, pour y prélever un échantillon d’ADN.

Pas d’autres détails à ce stade, mais l’affaire provoque de nouvelles frictions entre le chef du gouvernement israélien et son ministre de la Défense, Benny Gantz, qui, apparemment, n’avait pas été informé de l’opération. Des critiques également à l’égard de Naftali Bennett, accusé de se montrer trop bavard sur des sujets ultra-sensibles.

À lire aussi : Pegasus, un logiciel israélien utilisé pour espionner journalistes et militants dans le monde

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles