Israël contient son émoi après la libération d'un soldat jordanien, meurtrier de sept écolières

Libération.fr
Un portrait d'Ahmad Dakamseh à Irbid, le 12 mars.

Le 13 mars 1997, Ahmad Dakamseh abattait sept jeunes Israëliennes et était condamné à la perpétuité. A l'époque, le drame et ses répercussions avaient failli rompre le dialogue entre les deux pays, qui doivent aujourd'hui maintenir leur collaboration fragile.

Pour beaucoup d’Israéliens, la fête de Pourim – le «carnaval juif» célébrant le sauvetage des Juifs d’un anéantissement programmé par le roi perse Assuérus en 590 avant J.-C. –  a un goût plutôt amer cette année. Car à quelques dizaines de kilomètres de chez eux,  l’administration pénitentiaire jordanienne vient de libérer dimanche Ahmad Dakamseh, un soldat de l’armée hachémite qui avait, le 13 mars 1997, froidement abattu sept adolescentes israéliennes en excursion scolaire sur l’Ile de la Paix, une zone longeant la frontière israélo-jordanienne.

Fortes tensions

Moins de trois ans après la signature du traité de paix ratifié en octobre 1994 par Yitzhak Rabin et le roi Hussein, la tuerie avait suscité de fortes tensions entre les deux pays. Conscient du risque de voir la situation se dégrader, Hussein, père de l’actuel souverain hachémite Abdallah, avait alors calmé le jeu en effectuant une visite surprise en Israël. Afin de discuter avec Benyamin Nétanyahou, lequel remplissait son premier mandat de Premier ministre, mais surtout de rencontrer les parents des victimes pour leur demander pardon les yeux dans les yeux, en s’asseyant à côté d’eux à même le sol de leur modeste logement.

Vingt ans plus tard, la scène reste gravée dans la mémoire collective israélienne. Nombre de ceux qui l’ont suivie en direct sur les radio-télévisions en gardent une immense reconnaissance pour le roi défunt.  

Durant le procès de Dakamseh, ses avocats avaient réussi à convaincre la cour militaire que leur client souffrait d’instabilité mentale, sauvant ainsi sa tête. Verdict : la perpétuité. Mais une partie non négligeable de l’opinion jordanienne a toujours considéré le tueur comme un héros. Surtout les Frères musulmans et (...)

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