Israël : la coalition au pouvoir souhaite dissoudre le Parlement et anticiper des élections

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Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, et le chef de la diplomatie, Yaïr Lapid, deux chefs de la coalition au pouvoir en Israël, ont annoncé, lundi, vouloir présenter un projet de loi pour dissoudre le Parlement et ainsi provoquer des élections anticipées.

Vers une dissolution du Parlement israélien la semaine prochaine ? Le Premier ministre israélien Naftali Bennett et le chef de la diplomatie Yaïr Lapid, deux chefs de la coalition au pouvoir en Israël, vont présenter un projet de loi pour dissoudre le Parlement et ainsi provoquer des élections anticipées, ont-ils indiqué lundi 20 juin.

"Après avoir épuisé toutes les tentatives de stabiliser la coalition, le Premier ministre Naftali Bennett et (...) Yaïr Lapid ont décidé de faire voter la loi (de dissolution du Parlement) à la Knesset la semaine prochaine", soulignent-ils dans un communiqué, précisant que "la rotation se fera de manière ordonnée".

Plusieurs semaines d'instabilité politique

Les deux hommes avaient réuni en juin 2021 une coalition unique dans l'histoire d'Israël réunissant des partis de droite, de centre, de gauche, et pour la première fois, une formation arabe, afin de mettre un terme au règne de Benjamin Netanyahu à la tête du gouvernement.

Or, l'accord de coalition Bennett-Lapid prévoyait aussi une rotation entre les deux hommes à la tête du gouvernement et le remplacement de Naftali Bennett par Yaïr Lapid en cas de dissolution du Parlement.

Si le projet de loi visant à dissoudre le Parlement est bien adopté par les députés, Yaïr Lapid deviendra ainsi nouveau Premier ministre d'Israël jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement.

C'est donc le centriste Yaïr Lapid qui devrait être Premier ministre lors de la visite prévue le 13 juillet prochain du président américain Joe Biden, sa première en Israël depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2021.

La coalition en crise

Pour fragiliser la coalition, l'opposition lui avait infligé le 6 juin dernier un camouflet en réunissant une majorité de voix contre un projet de loi visant à proroger l'application de la loi israélienne aux plus de 475.000 colons israéliens vivant en Cisjordanie occupée.

Et deux membres de la coalition, un député du parti arabe Raam et une députée de la formation Meretz (gauche), ont voté en première lecture contre le projet de loi, remettant ainsi en cause la stabilité du gouvernement dirigé par Naftali Bennett.

En vigueur depuis le début en 1967 de l'occupation israélienne de la Cisjordanie, cette loi est automatiquement ratifiée tous les cinq ans par le Parlement.

Au cours des semaines précédant ce vote, la coalition avait déjà perdu sa majorité avec le départ d'une députée du parti Yamina de Naftali Bennett. Et depuis ce vote, un autre député de cette formation de droite, Nir Orbach, a menacé de ne plus soutenir le gouvernement.

Dans ce contexte, l'opposition menée par l'ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, accusé de corruption dans une série d'affaires, menaçait de déposer dès mercredi 22 juin un projet de loi pour dissoudre le Parlement.

Mais la coalition de M. Bennett a semblé vouloir prendre l'initiative en appelant elle-même à la dissolution du Parlement, ce qui mènerait, à de nouvelles élections le 25 octobre prochain selon les médias locaux, les cinquièmes en moins de quatre ans en Israël.

"Le manque de responsabilité de certains élus de la coalition a amené à ce résultat inévitable. L'objectif des prochaines élections est clair: éviter que Netanyahu revienne au pouvoir et utilise l'Etat pour ses besoins personnels", a déclaré le ministre de la Justice Gideon Saar, qui dirige le parti Nouvel espoir (droite).

Les derniers sondages placent toujours le Likoud (droite) de M. Netanyahu en tête dans les intentions de vote, mais sans dépasser le seuil de la majorité (61 députés sur les 120 du Parlement) avec ses alliés des partis ultra-orthodoxes et de l'extrême-droite.

"Dans tous les sondages des deux derniers mois, un seul a crédité Netanyahu et ses alliés de 61 sièges et cela fait quelques semaines déjà. Donc ce n'est pas comme s'il y avait une tendance favorable" à son égard, a indiqué à l'AFP l'analyste israélienne Dahlia Scheindlin.

Avec AFP

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