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Israël: Bennett va dissoudre le Parlement et provoquer des élections anticipées

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Le Premier ministre israélien Naftali Bennett à Jérusalem, le 7 mars 2022 - Menahem KAHANA © 2019 AFP
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett à Jérusalem, le 7 mars 2022 - Menahem KAHANA © 2019 AFP

Un an à peine après son arrivée au pouvoir, la coalition menée par le Premier ministre israélien Naftali Bennett a surpris l'ensemble du pays ce lundi soir en annonçant son intention de dissoudre le Parlement pour provoquer un cinquième scrutin en moins de quatre ans.

"Mon ami, le ministre des Affaires étrangères, et moi-même avons décidé ensemble de dissoudre le Parlement et de nous entendre sur une date pour la tenue de nouvelles élections", a déclaré dans un discours diffusé sur toutes les chaînes israéliennes le Premier ministre Bennett aux côtés de Yaïr Lapid.

Bennett et Lapid avaient réuni en juin 2021 une coalition unique dans l'histoire d'Israël rassemblant des partis de droite, de centre, de gauche, et pour la première fois, une formation arabe, afin de mettre un terme à 12 ans sans discontinuer de règne de Benjamin Netanyahu à la tête du gouvernement.

Or, l'accord de coalition Bennett-Lapid prévoyait aussi une rotation entre les deux hommes à la tête du gouvernement et le remplacement de Naftali Bennett par Yaïr Lapid en cas de dissolution du Parlement.

Si le projet de loi visant à dissoudre le Parlement est bien adopté par les députés, Yaïr Lapid deviendra ainsi nouveau Premier ministre d'Israël jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement.

Un retour de Netanyahu?

Les derniers sondages placent toujours le Likoud (droite radicale) de Netanyahu en tête dans les intentions de vote, mais sans dépasser le seuil de la majorité (61 députés sur les 120 du Parlement) avec ses alliés des partis ultra-orthodoxes et de l'extrême-droite.

"Il est clair pour tous que le gouvernement le plus défaillant de l'histoire a terminé son parcours", a réagi en soirée Benjamin Netanyahu, disant vouloir réunir "une majorité de droite" dans un "gouvernement stable et fort" plutôt que chercher à rallier un parti arabe.

"Dans tous les sondages des deux derniers mois, un seul a crédité Netanyahu et ses alliés de 61 sièges et cela fait quelques semaines déjà. Donc ce n'est pas comme s'il y avait une tendance favorable" indique de son côté l'analyste israélienne Dahlia Scheindlin.

Pour Yohanan Plesner, président de l'Institut démocratique d'Israël, un centre d'analyse basé à Jérusalem, la décision de dissoudre la Knesset témoigne d'une chose: "la pire crise politique de l'histoire politique d'Israël n'a pas pris fin avec l'arrivée au pouvoir" de la coalition.

Article original publié sur BFMTV.com

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