Israël : Benjamin Netanyahu, le «roi Bibi», de retour au pouvoir avec l'extrême-droite

© Amir Cohen/AFP

Après une pause de près de deux ans, Benjamin Netanyahu a renoué le 29 décembre avec le pouvoir en formant le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël qui suscite déjà de vives inquiétudes.

Vainqueur des législatives du 1er novembre, Netanyahu avait présenté dans la matinée son équipe ministérielle aux députés. Il a remporté le vote de confiance par une majorité de 63 élus sur les 120 du Parlement et a prêté serment dans la foulée.

Netanyahu a notamment annoncé la nomination de l'ex-ministre du Renseignement, Eli Cohen, à la tête des Affaires étrangères. La veille, il avait indiqué que Yoav Gallant, un ancien haut gradé jugé proche du mouvement pro-colonisation en Cisjordanie occupée, obtiendrait la Défense.

La mission du gouvernement sera de «contrecarrer les efforts de l'Iran pour se doter d'un arsenal nucléaire», «d'assurer la supériorité militaire d'Israël dans la région», tout en «élargissant le cercle de la paix» avec les pays arabes, a déclaré Benyamin Netanyahu, qui doit réunir dès jeudi soir à Jérusalem son premier cabinet ministériel.

Des réactions d'inquiétude

Pour obtenir la majorité, Netanyahu s'est appuyé sur le Likoud mais s'est aussi allié avec des partis ultra-orthodoxes et avec l'extrême-droite, notamment Noam dont le chef ne cache pas son hostilité envers les personnes LGBTQ.

Cette position ne l'a toutefois pas empêché de nommer Amir Ohana, un député du Likoud ouvertement homosexuel, comme nouveau président du Parlement.

Néanmoins, les...


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