Israël: 25 ans après l'assassinat de Rabin, les pacifistes manifestent contre Netanyahu

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C'était le 4 novembre 1995. Le Premier ministre israélien Itzhak Rabin, fervent défenseur d'un processus de paix avec les Palestiniens, était tué de trois balles tirés par un extrémiste juif à l'issue d'un meeting politique pour la paix en plein cœur de Tel Aviv. Vingt-cinq ans après, en raison de la pandémie, une partie des commémorations ont été annulées. Mais pour la gauche israélienne, l'analogie avec la situation politique en Israël aujourd'hui est évidente et dangereuse..

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Un rassemblement a été organisé à l’appel du mouvement « La paix maintenant » place de Sion en plein cœur de Jérusalem. C'est là précisément qu'il y a 25 ans -soit un mois avant avant l’assassinat d’Itzhak Rabin-, Benyamin Netanyahu alors le chef de l'opposition avait harangué la foule.

« 25 ans après, malheureusement, il y a toujours la haine, il y a toujours cette tentative de Netanyahu d'attaquer tout ce qui est contre lui, et [d'attaquer] la démocratie et la paix, dénonce Irena, une militante du mouvement pacifiste. Moi, je suis ici parce que je suis très très inquiète. »

Plus grave qu'en 1995

Les manifestants se sont ensuite rendus en cortège face à la résidence du Premier ministre Netanyahu pour se joindre aux milliers de personnes qui manifestent à cet endroit toutes les semaines.

Pour Nava, la situation est encore plus grave qu’en novembre 1995. « Regardez, la violence politique est dans tous les coins, alerte-t-elle. Et on n’est pas loin que quelqu’un soit tué. Pas loin du tout ! »

Cette semaine encore à Jérusalem et à Tel Aviv, on a noté plusieurs cas de violence contre des manifestants. La police a procédé à de nombreuses interpellations. Depuis le début de l'été, des Israéliens manifestent pour réclamer la démission du Premier ministre. Le mouvement a été initié par des militants anticorruption alors que le chef du gouvernement est jugé dans trois affaires différentes et que sa gestion du pays et de la crise sanitaire est critiquée.

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