Isolement. En Italie, les lourdes conséquences d’une année d’enseignement à distance

L'Espresso (Rome)
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L’hebdomadaire L’Espresso consacre un dossier aux effets qu’ont eus ces nombreux mois d’école en distanciel. Il a interrogé des professeurs désemparés et des psychologues, qui soulignent à quel point le passage à l’enseignement virtuel, absolument pas préparé, n’est pas satisfaisant.

“On évite de le dire, pour ne pas additionner les drames”, mais l’enseignement à distance “fait du tort” à la jeunesse, alerte L’Espresso. En Italie, il a commencé très vite après l’apparition du Covid-19. Fermées en mars 2020, les écoles n’ont rouvert jusqu’en septembre. Pour peu de temps – du moins en ce qui concerne les lycées – au vu de l’arrivée de la deuxième vague. Et, s’ils ont d’abord fait preuve d’optimisme, les jeunes sont désormais fortement affectés par les conséquences de ce nouveau type d’enseignement.

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Au ministère de l’Enseignement italien, on l’appelle DAD, pour didattica a distanza, soit “enseignement à distance”. Mais en couverture, L’Espresso donne au sigle un sens qui lui semble plus approprié : “disagio a distanza”, c’est-à-dire “mal-être à distance”.

Le magazine consacre un long dossier à la question. Il a notamment interrogé plusieurs professeurs, désemparés et inquiets pour les élèves les moins assidus, ceux qui ont le plus besoin d’interaction pour apprendre. “Le ministère le sait, souligne L’Espresso, à long terme, le DAD fait du tort aux élèves, il complique l’apprentissage, aggrave les difficultés sociales et cause des troubles psychologiques.”

Préparer la société de demain

D’ailleurs, “de grâce, ne l’appelons pas ‘enseignement

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