Isolement forcé des malades du Covid en France: l'exécutif avance à pas de loup

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En France, le Premier ministre Jean Castex détaillera, jeudi soir 26 novembre, les annonces faites mardi soir par le président. Emmanuel Macron a notamment demandé au gouvernement de réfléchir à un sujet explosif : l'isolement forcé des personnes positives au Covid-19 dans le but de mieux casser les chaînes de contamination. Le président de la République est resté toutefois vague et a souhaité que le Parlement soit associé à la réflexion.

Comment forcer les cas positifs à s'isoler ? Quels types de contrôles mettre en place ? Comment préserver le secret médical ? L'isolement forcé pose des questions d'organisation mais aussi de respect des libertés.

C'est pour cela qu'Emmanuel Macron se montre très prudent. Sa stratégie est la même que lors du débat sur l'application de traçage StopCovid : il n'impose pas tout de suite et propose un débat au Parlement.

« Il faut que les partis politiques se positionnent », décrypte une source gouvernementale. Une façon de partager la responsabilité avec les oppositions qui ne sont pas dupes de la manœuvre.

Mais ce débat devrait dépasser les clivages politiques. Les avis divergent, y compris au sein de l'exécutif. Le Premier ministre Jean Castex lui-même a mis en garde contre des mesures trop fortes qui dissuaderaient des personnes de se faire tester afin d'échapper à un isolement.

Une première piste est sur la table : celle du groupe parlementaire Agir, membre de la majorité, qui propose de punir de 1 500 euros d'amende celles et ceux qui ne respectent pas leur isolement. Une piste que ne devrait toutefois pas retenir le gouvernement, selon une source parlementaire.

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