Islande: des tests de dépistages du Covid-19 pour les touristes entrant dans le pays

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L’Islande a rouvert prudemment ce lundi ses frontières aux ressortissants européens de l’espace Schengen. L’île nord-atlantique ne fait pas partie de l’Union européenne mais applique les règles de libre-circulation libre-circulation et a mis en place les restrictions de voyage communes aux autres membres. Le pays offre à ses voyageurs la possibilité de se faire tester directement à l’aéroport de Keflavik, principal point d’entrée en Islande.

Avec notre correspondant à Reykjavik, Jérémie Richard

Avec 1 810 infections dont seulement quatre en juin, l’Islande a presque éradiqué le Covid-19 de son territoire grâce à une politique de dépistages massifs. Plus de 17% de sa population a été testée, un record mondial en proportion.

A l'aéroport de Keflavik, un long chemin de barrière à ruban rétractable balise l’intégralité du parcours de l’entrée dans le terminal jusqu’aux dix stations de tests au Covid-19. Ces compartiments à l’espace restreint délimités par des cloisons grises sont désormais un passage obligé pour les voyageurs qui veulent éviter une quarantaine de 14 jours.

Daniel Haj arrive de Londres et pour lui, ce genre de test est une première. « Je ne peux pas dire que c’était plaisant, raconte le touriste. On nous insère un coton-tige profondément dans la gorge puis dans le nez. Mais si c’est une étape par laquelle il faut passer pour pouvoir faire le tour de l’île, je suis ravi de le faire ».

Jusqu'à 2 000 tests par jour

Jusqu’à 2 000 tests par jour peuvent être effectués pour l’instant avec un résultat en moins de 24 heures. Catarina Meleiro s’y est pliée aussi. Elle va rester dix jours avec deux amis et faire le tour de l’île qu’elle visite pour la première fois. « Nous serons seuls ou presque donc ne nous attendons pas à avoir beaucoup d’interactions sociales. C’est bien en tant que touristes et c’est plus sûr pour nous comme pour les autres ».

Daniel Haj comme presque tous les voyageurs porte un masque à son arrivée dans le hall de l’aéroport de Keflavík alors que ce n’est pas obligatoire en Islande. Le bientôt trentenaire a toujours la peur du virus dans un coin de la tête. « Je pense qu’aller dans un pays où il y a un si faible nombre de cas par rapport au pays d'où je viens c’est quand même différent. Je me sens beaucoup plus en sécurité ici en Islande que je ne le suis probablement chez moi au Royaume-Uni », explique-t-il.

Si le coût des tests est pour le moment intégralement pris en charge par le gouvernement islandais pour l’instant, il faudra débourser 100 euros à partir du 1er juillet.

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