"Islamo-gauchisme": manifestation et pétition pour la démission de Frédérique Vidal à Paris

F.R.
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Environ 23.000 chercheurs ont signé une pétition demandant la démission de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Une centaine de chercheurs se sont rassemblés ce jeudi à Paris pour dénoncer les propos de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sur "l'islamo-gauchisme", et ont remis à Matignon une pétition de 23.000 signatures demandant sa démission.

"Frédérique Vidal, ministre du capital, on ne veut plus de toi !", chantaient les manifestants, réunis à l'appel de plusieurs syndicats (CGT, FO, FSU, Unef) et collectifs. Ils ont occupé brièvement un carrefour aux abords des bureaux du Premier ministre Jean Castex, sous une banderole affichant "Vidal démission".

"Islamo-gauchisme": manifestation et pétition pour la démission de Frédérique Vidal à Paris
"Islamo-gauchisme": manifestation et pétition pour la démission de Frédérique Vidal à Paris

"Au lieu d'aider les universités en crise, le gouvernement les accuse"

Une délégation s'est ensuite rendue à l'Hôtel de Matignon pour remettre la pétition et ses 50 pages de signatures au cabinet du Premier ministre.

Lancée le 21 février dans une tribune au journal Le Monde, cette pétition avait recueilli au départ 600 signatures au sein du monde universitaire, après l'annonce par la ministre d'une enquête sur "l'islamo-gauchisme" qui "gangrène", selon elle, le monde universitaire.

Environ 23.000 chercheurs, enseignants-chercheurs, jeunes doctorants, personnels techniques et administratifs de l'Université, l'ont signé depuis, ont annoncé les manifestants.

"On ne s'attendait pas à un tel succès", a dit à l'AFP Caroline Ibos, chercheuse en sociologie et membre du collectif. L'enquête demandée par la ministre s'apparente, selon elle, à une "chasse aux sorcières" qui "ouvre les vannes de la pensée d'extrême-droite".

"Au lieu d'aider les universités en crise, le gouvernement les accuse", a déploré Pierre-Emmanuel Berche, enseignant en physique et membre du Snesup-FSU.

Devant les manifestants, Quentin Bourgeon, du syndicat étudiant Unef, a dénoncé une "atteinte aux libertés académiques détournant le vrai sujet qui est la situation précaire des universités".

Article original publié sur BFMTV.com

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