"Islamo-gauchisme" : l'enquête demandée par Vidal gêne-t-elle la "liberté académique" ?

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La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a demandé au CNRS une enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l’université, suscitant la polémique cette semaine. Selon elle, "l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et l'université n'est pas imperméable". Invité de C'est arrivé cette semaine sur Europe 1, Pierre-Henri Tavoillot, qui a créé à la Sorbonne une formation de "Référent laïcité", indique qu'il ne se "reconnaît pas intégralement" dans la démarche de Frédérique Vidal. S'il estime qu'un débat sur le sujet est "bénéfique et intéressant", une telle démarche soulève selon lui plusieurs problèmes majeurs.

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"Une forme de déni"

Pierre-Henri Tavoillot regrette d'abord qu'il y ait "une forme de déni" sur la question de "l'islamo-gauchisme". "Il y a ce type de problème dans l'ensemble de la société et il n'existerait pas à l'université ?" demande-t-il, en réaction à la fronde qu'ont provoqué dans le monde universitaire les propos de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Le fait qu'ait été confiée une mission sur le sujet dans les universités au CNRS le "gène" également. "Des problèmes similaires se posent aussi au CNRS", avance-t-il. 

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Démarche "pas très astucieuse"

"Mais je pense que le point essentiel, ce n'est pas ça", ...


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